Chère illusion
Nous baignons tous d'illusion,
Sous la grande division,
Où tu es un vrai champion.
Au-delà de cette subdivision,
Après ces mondes de dualité,
Chère illusion, tu ne peux régner.
Car, ton souffle à ses frontières,
Noyé dans tes mers est sans matière.
Seigneur d'illusion et de désarroi,
Qui m'a piégé des milliers de vies?
De mes aberrations, tu as bien souri
Et, par moment, tu te tordais de rire.
N'essaies-tu pas toujours de m'attendrir
Avec les flèches cachées de ton carquois?
Pour me faire fléchir et maudire,
Pour me conduire à souffrir et haïr.
Combien de fois m'as-tu détourné de mon chemin?
Insufflé et inspiré sur une route sans fin?
Trompé, entortillé et berné sur mon destin?
Amusé à me faire trébucher pour mon bien?
Me relever dans tes univers au quotidien?
Mais voilà, tant que j'habiterai dans tes mondes,
J'en respecterai la composition profonde
Car mon coeur est ailleurs, guidé de pure vision.
Mais, au-delà de cette grande séparation,
Sans cesse, j'ai cherché et travaillé pour trouver.
Tu resteras dans mon coeur pour l'éternité,
Car pourquoi t'en voudrais-je d'avoir eu un grand Seigneur,
Roi et Reine de ses contrées comme professeur.
Heureusement, le HU m'a dirigé à l'homme Dieu,
Guidé au Suprême Créateur, en soit majestueux.
Tu sais bien garder ta langue parmi les silencieux.
Tu t'es abstenu de m'instruire des divins mystères,
De me parler des secrets de la Mère et du Père,
Source d'Amour, Liberté et Vérité dans l'éther.
Chère illusion, salut dans les cieux comme sur Terre.
© Michel Nadeau
Une caresse
Comme le vent, ton esprit se lève
et m'enveloppe de ton être.
Sous la délicatesse de cette suave caresse
nos essences se mélangent,
comme l'ange et l'archange en Dieu.
Nul besoin de parler ni de porter de masque
car, seul le besoin du silence, dénudé de ses impuretés, permet d'être.
Le silence de l'invisible est maintenant dense et tangible.
Ma particule d'amour flotte au rythme du vent
comme une goutte dans l'océan.
Et, dans le remous de la vague,
je me laisse ballotter dans l'Océan d'Amour et de Paix.
Dans le mouvement descendant et ascendant,
dans le temps, je prends un instant au loin à la surface
pour laisser de nouveau, le vent me caresser.
© Michel Nadeau
Transcender
Transcender le quoi, du pourquoi
Trépasser le quand, du comment
Passer les mers de la terre
Dépasser le temps pour longtemps.
Des visions
Emplit d'émotions
Illusions, désillusions
Harmoniser les situations.
Avide
Cupide
Colérique
Satirique
Laisser ce vide
Emplit de détresse.
Du physique
À l'astral
Au mental
Au psychique
Transcende le voile
Regarde la toile
L'absolue vérité
Réalité sans plus.
© Michel Nadeau
OSE
Ose vivre ton désir
Pour grandir.
Ose passer à l'action
Pour une décision.
Ose faire un choix
Pour toi.
Ose rêver
Pour t'amuser.
Ose voir
Pour savoir.
Ose connaitre
Pour naître.
Ose affronter tes peurs
Pour sortir de la torpeur.
Ose rire
Pour vivre et découvrir.
Ose aimer
Pour franchir ta liberté
Ose regarder ton visage
Pour devenir sage.
Ose chercher la vérité
Pour trouver.
Ose réaliser Dieu
Pour vivre dans les hauts-cieux pour l'éternité.
© Michel Nadeau
Le Courage
C'est la force de se battre pour réaliser son idéal;
La force de continuer en dépit des critiques et des croyances contraires ;
C'est la force de persévérer, épuisé par les circonstances ;
La force de persister malgré la tentation d'abandonner ;
C'est la force de se relever après de nombreux revers ;
La force de réagir pour découvrir la puissance de l'amour.
Le courage, c'est le coeur à l'ouvrage,
Qui, malgré nos peurs et celles de notre entourage,
Sert de tremplin pour vaincre les mirages.
Le courage, c'est l'ardeur de défendre ses valeurs
Et la rigueur de puiser au plus profond de sa force intérieure,
Pour que l'énergie de l'amour illumine le monde.
Le courageux fait de son mieux.
Respectueux, il se veut miséricordieux.
Il donne tout, même s'il possède peu.
Et, au mieux, il vous guidera vers Dieu.
Dans les hauts cieux, si merveilleux,
Heureux serez-vous d'avoir eu le courage pour ami.
© Michel Nadeau
Sous tes cheveux sel et poivre
Sous tes cheveux sel et poivre,
J’ai vu mon miroir.
Accueillant de jour comme de soir,
La Lumière resplendit pour asseoir l’espoir.
Jadis, tout comme toi, j’ai visité la noirceur,
De mes mondes sans couleurs,
Croyant pourtant faire le bon choix,
Je suis tombé dans le désarroi.
Au bord du gouffre de la vie ou de la mort,
Au-delà de l’espace et du temps, quel est mon sort?
Dans cet univers où le vide absolu est présent,
Face à moi-même et mes remords,
Pourquoi ai-je choisi toutes les couleurs,
À l’exception de la seule qui soit importante?
Dans le néant, j’ai abandonné mon fardeau,
Pour conserver dans mon bateau,
L’essence de l’amour et ses cadeaux,
Sans y laisser ma peau.
De retour, dans ce monde d’illusion,
Maintenant, la Lumière irradie de mon être,
Comme un phare, il éclaire les sombres rayons,
Des âmes endormies d’un sommeil profond.
Sous tes cheveux sel et poivre,
J’ai vu mon miroir.
Un sourire radieux mais comment mystérieux,
Des sons majestueux qui font mouche dans mon cœur mélodieux.
Es-tu la Lumière qui se joindra à la mienne?
Celle que je cherche depuis des lunes,
Sans en trouver aucune qui me convienne.
Es-tu l’âme que je cherche pour lui offrir de la tendresse dans les moments taciturnes?
Celle qui m’accompagnera dans mes voyages nocturnes et diurnes,
Celle qui accueillera dans son urne,
Mon être et son être dans sa totalité?
Sommes-nous faits pour vivre cette réalité?
Le rêve de ce matin, scelle-t-il notre destin?
Désir et passion, illusions de ce monde,
Pièges de mon passé sont l’image de cette relation.
Parsemé de souffrances, je refuse de piétiner de nouveau sur ce terrain.
De quoi sera composé demain?
Si je ne conserve en main que le désir et la passion de tes seins,
Mais, comment ne pas désirer cette Lumière qui t’entoure ?
Puissent nos phares s’unir pour éclairer nos espoirs
Et asseoir notre réalité pour notre bien et le bien du tout.
© Michel Nadeau
Depuis peu
Nous nous connaissons depuis peu,
Mais, il se peut que nous soyons de ceux,
Qui à deux sont heureux.
Libres comme l’air dans le désert
Et l’eau de la rivière,
Sans limite dans la misère,
Nous serons fiers d’avoir mis nos peurs dans la prière,
Car la Terre-mère nous conduira dans l’abondance de la mer.
© Michel Nadeau
Sans désir, ni passion
Assis, j'entends un ange chanter des louanges
Gracieuses, mélodieuses et heureuses, ses ailes s'ouvrent comme une mésange.
Indécis de joindre un groupe d’action,
Sans désir, ni passion,
Croyant son implication,
Je suis mon intuition.
Absente des réunions,
Où est la femme pour faire vibrer nos carillons,
Incapable de laisser court à l’abandon,
Avant de connaître sa mission.
Sans insister, je sais pouvoir l’aider.
Sans savoir le comment et les raisons,
J’ai téléphoné pour parler en toute amitié.
Sans désir, ni passion,
Son sourire pointe à l’horizon,
Ajustant nos vibrations communes dans une large vision.
Elle manifeste ses éloquents talents et d’une opinion à l’autre,
Sous le charme de l’authenticité, je ne peux m’arrêter de l’admirer.
Depuis ce jour, je ne cesse de penser aux merveilleux moments,
Que nous pouvons vivre au présent pour longtemps !
Qui est-t-elle pour hanter mon esprit de bonheur?
Un ange, un archange, une mésange ou un oiseau moqueur?
Mais, l’important n’est-il pas qu’elle ouvre mon cœur ?
Elle me fait vibrer à l’unisson de mes émotions,
Rêver au diapason de la Création.
Oh! Oui! Sautons et dansons en chanson dans la moisson.
Mangeons et partageons ensemble nos divins dons.
Et, élançons-nous dans les hauts-cieux accompagnés de Dieu,
Pour vivre nos désirs et nos passions.
© Michel Nadeau
Kabîr, le mystique poète indien
OH! Sri Kabîr,
Comme la flûte du fakir,
L’élixir de ta poésie
Élève toujours et encore les chercheurs,
Les extirpant de la noirceur
Laissant pantois les hérétiques.
Tisserand de métier
Majestueusement, tu tricotes la laine des mots,
Pour manifester du Sans Forme,
La forme d’une chaude étoffe,
Pour conduire les cœurs purs
Dans la vérité de la liberté.
Simple, la mosaïque poétique
Désarçonne les laïques
Et l’autorité de différents gouvernements,
Ignorant ton statut d’Homme Dieu,
Un enseignant omniscient, omnipotent et omniprésent,
Un grand voyageur spirituel des cieux, un géant.
Depuis ton passage, cinq siècles ont coulés.
La situation n’a guère changée.
Pourtant, l’humain prétend avoir évolué.
Sur quel critère se sont-il basé?
Alors que très peu encore,
Reconnaîtraient un Saint assis à ses côtés.
Alors que très peu encore,
Connaissent l’art d’être toujours assisté,
L’art de voir et d’écouter,
L’art de rencontrer un membre de l’ordre des anciens
Ou d’un successeur de ta lignée.
L’amour dans sa gloire, c’est pourtant ce que vous incarnez.
© Michel Nadeau
La fiole du cœur
Ouvre la fiole du cœur,
La fleur de ton essence,
Pour éviter que s’étiole
Tes rêves dans la démence.
Étale ces pétales de la connaissance intérieure,
Pour une renaissance extérieure,
D’un humour à son meilleur,
D’un amour riche en couleur.
© Michel Nadeau
Douce voix
Douce voix de tendresse
Cœur dansant d’allégresse
Tes yeux scintillent
D’un sourire éclatant.
Ton chant de sirène
Embrasse toutes les scènes
Adieux douleurs
Heureux bonheur.
Tes éclairs de génie
Émergent de l’Esprit
Tu es béni
D’avoir dit oui à la vie.
Les reflets de l’aura
Transpercent l’au-delà
Au-delà de l’espoir
Réalité vient s’asseoir.
© Michel Nadeau
OH! Coeur de l'amour...
OH! Coeur de l'amour,
Un copain me demande,
De sculpter un fragment de pierre.
Avec plaisir,
Je sors un marteau, des ciseaux
mon pic, ma pelle
Pour répondre à cet appel.
Enfin prêt et outillé
Pour façonner ce roc,
Qui est cette damoiselle ?
Pointant en ma direction son regard sensuel
Des vêtements de dentelles
Et sa planche à repasser
OH! Coeur de l'amour,
Comme un félin, je me tourne vers elle,
Pour m'approcher avec chaleur
Pour sollicité une faveur,
Celle de déplacer ses effets personnels
Éviter la poussière, gente dame,
Sur ces vêtements qui vous vont comme un gant.
Pourquoi ne pas profiter de ce doux temps
Sur le chemin des chênes et des érables?
OH! Coeur de l'amour,
Je l'accompagne avec une camarade
tout aussi agréable sur la promenade.
Délicieux moment d'agrément.
Malheureusement, je dois quitter car on m'attend
Pour ériger un monument.
Puisse contempler encore un court instant votre charme
Pour l'immortalisé si vous me permettez.
OH! Coeur de l'amour,
J'admire le retour,
Longeant la rivière
Non! Sans misère.
Près du bâtiment,
Un chacal s'amuse,
Et à l'aurore du bois
L'autre à bondir sur sa proie.
OH! Coeur de l'amour,
Je rugis :
Un instant mon petit
Pas comme ça !
C'est trop bête, on ne se connaît pas
Laisse-moi au moins t'accueillir
Dans mes bras pour un câlin.
Difficile est ce que vous vivez
Et je comprends votre réalité
Mais j'ai du travail
Du mortier et de la pierre
Dont, je ne savais quoi faire.
Je peux construire votre tanière
À ma manière,
Et vous serez à l'aise,
J'en suis certain.
OH! Coeur de l'amouououououou...our
OH! Coeur de l'amouououououou...our
Coeur de l'amouououououou...our
© Michel Nadeau, 2004-08-03
Aime Cela
Plus je l'aime,
Plus Cela m'aime.
Plus Cela m'aime,
Et plus je l'aime.
Dans un perpétuel déplacement,
D'un mouvement cyclonique croissant.
Tel est le rythme effarant,
Cadencé par le Tout-Puissant.
Je ne cesse de rêver de Cela,
Car Cela est mon rêve.
Mon unique rêve,
Le rêve qui englobe tous les rêves.
Grâce à sa grâce,
De la bonté des bontés
Je me sens Roi,
Dans le feu que Cela m'aime.
© Michel Nadeau
Algorithme de l'amour
Ignorant l'algorithme de l'amour,
J'étais sourd,
Refusant les détours,
Pour respecter les alentours,
Engouffré des croyances qui m'entourent
Dans ma tour d'ivoire, j'étais sans recours.
Deux choix s'ouvrirent,
Mourir ou vivre.
Sans! L'algorithme de l'amour
Pointe la noirceur en ces jours.
Avec! Le rythme de la Lumière
J'écoute mes yeux pour m’initier à Dieu.
Exporter au-delà de l'imagination,
Au-dessus de la quatrième dimension,
Les nobles vertus attirent l'attention.
Réalité polarisé, purifié de vérité
Dans la bonté et la créativité,
D'un respect sacré des créations.
© Michel Nadeau
Boire à tes lèvres
Laisse-moi boire à tes lèvres,
La sève de ta sagesse,
Le nectar des avatars,
L’ambroisie de la vie.
Étanche ma soif,
Pour abreuver mes cellules,
La vasque dans la joie,
Dans l’unicité de tes molécules.
Laisse-moi boire à tes lèvres,
Et lève, le voile de l’amour
Au cœur de ma cour
Et nourrir mon feu pour toujours.
© Michel Nadeau
Chère Ange du Soleil
Chère ange du soleil,
En toi sommeil,
Une douce merveille,
Qui à la joie m’éveille.
Mélange de tendresse,
Mélange de douceur,
Ta prose de poétesse,
Me comble de bonheur.
Quoi dire que tu ne sache déjà,
Car, tu connais le prochain pas.
Dans l’infinitude d’un silence béant,
Une béatitude sans fin t’attends.
Chère ange du soleil,
De tes ailes volent,
Vol très haut dans le ciel,
Et entend la voix de l’Éternel.
Chaque fois que tu bas de l’aile des misères,
Mon cœur est triste,
Triste de voir s’assombrir ta lumière,
Puisse l’amour effacer l’ombre qui persiste.
Les âmes attendent que brillent le soleil,
Réchauffent-les de tes doux rayon.
Éclairent, leurs ténébreux layons
Et joint mon soleil pour une union sans pareil.
© Michel Nadeau